On recrute notre prochain volontaire en service civique !

L’ANCA travaille pour une meilleure connaissance et pour la préservation des derniers espaces naturels, les derniers poumons verts, de la Seine-Saint-Denis. L’association a pour but de sensibiliser le public à l’Environnement et à sa fragilité pour des usages mieux partagés (riverains, naturalistes, scientifiques), de travailler avec les collectivités pour des aménagements doux, respectueux de la biodiversité et de travailler avec les riverains pour les sensibiliser à la gestion raisonnée, différenciée (et plus “durable”) de ces sites. Pour épauler ses salariés et bénévoles, l’association recrute un.e volontaire en service civique.

Objectif de la mission :
Vous aidez l’association ANCA à préserver les espaces naturels en Seine-Saint-Denis par des actions de sensibilisation auprès de tous les publics (adultes, scolaires), et accompagnerez les naturalistes sur le terrain.

Les missions varient selon la saison et peuvent être également modulées selon les affinités du volontaire. Elles consisteront principalement à :
1. La sensibilisation à la protection de la nature :
– Participation aux forums associatifs
– Participation aux animations grand public et scolaire, notamment dans le cadre des Atlas Communaux de la Biodiversité
– Aide à l’élaboration de supports d’animation

2. Appui aux suivis d’espèces et études de terrain
3. Contribution à la préservation de la biodiversité et des paysages, en participant aux travaux d’entretien écologiques (chantiers d’automne)

Les conditions d’accueil :
– Durée de la mission : 8 mois, dès que possible
– Poste basé à Neuilly-Plaisance (93), avec des déplacements fréquents sur les différentes zones d’études dans l’Est parisien
– 35 h par semaine, avec possibilité de travailler en week-end ou le soir (inventaires nocturnes) et avec récupération des heures
– Rémunération selon cadre légal

En sus des formations citoyennes obligatoires le candidat pourra, s’il le souhaite, se former dans un des domaines de compétences de l’association et choisir parmi les formations proposées à l’ANCA ou pour l’ANCA.

Le profil recherché :
– Candidat motivé et avec une sensibilité environnementale ainsi qu’un fort intérêt pour la vie associative
– Candidat  désireux de transmettre le respect et la connaissance de la nature à des publics divers
– Autonome, bon relationnel avec tout type de public
– Connaissances naturalistes appréciées ou désir d’apprendre
– Permis et véhicule personnel appréciés 

Si cette mission en service civique vous intéresse, envoyez-nous votre candidature (CV et lettre de motivation) à

Dans les murs (à pêches), des abeilles sauvages à découvrir !

En venant pour la première fois visiter les Murs à pêches de Montreuil, ancien héritage de l’arboriculture en Île-de-France, une grosse abeille à l’allure peu commune attire mon attention. Elle vole dans une grosse cavité d’un des murs, formée par la chute de quelques pierres qui le constituaient, et semble chercher un petit trou où entrer. Il s’agit de Melecta albifrons.
Il s’agit d’une grande abeille sauvage à l’abdomen étrangement pointu et bordé de tâches de poils blancs. Elle se distingue de Melecta luctuosa, la seule autres espèce similaire de la région, par sa pilosité thoracique qui est brun clair contrairement à celle de Melecta luctuosa qui a le thorax blanc et noir.

Melecta albifrons est ce qu’on appelle une “abeille coucou”, c’est-à-dire qu’elle parasite les nids d’autres abeilles en pondant dedans. Elle parasite toujours des nids d’Anthophore, principalement les nids d’Anthophora plumipes

Anthophora plumipes est une espèce fouisseuse qui creuse ses galeries dans des substrats meubles, souvent en parois verticales. Elle montre une grande capacité d’adaptation et utilise aussi bien des talus naturels que des structures d’origine humaine : murs anciens, murs en pierres ou sols compactés. Il n’est pas rare d’observer des agrégations importantes, parfois composées de plusieurs centaines de nids. Melecta albifrons, son parasite, s’invite dans son nid en son absence et creuse un trou dans le bouchon de terre de la cellule à couvain dans laquelle elle pond alors. Lorsque le bouchon est frais et encore meuble, le processus peut prendre seulement 5 minutes, ce qui limite les risques de se retrouver antenne à antenne avec l’hôte. Une telle rencontre est souvent fatale pour Melecta albifrons, les femelles d’Anthophora plumipes étant très agressives !

Vue sur une parcelle des Murs à Pêches © S vdBrink

Les Murs à Pêches, longs murs en pierres et en plâtre, autrefois utilisés pour la culture des pêchers, offrent un habitat idéal pour ces espèces d’abeilles. Les nombreuses cavités et zones de substrat meubles favorisent l’installation des nids, tandis que la richesse floristique des différentes parcelles fournit des ressources alimentaires abondantes à proximité immédiate.
Les Murs à Pêches sont à la fois un patrimoine historique et un support pour des écosystèmes à découvrir.

Article écrit par Lou Helbert, volontaire en service civique à l’ANCA

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