LES AMIS NATURALISTES DES COTEAUX D'AVRON

Association agréée d'étude et de protection de la nature

14 avril 2017
de anca-association
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Les Crapauds communs du Sempin

Les Crapauds communs du Sempin à Montfermeil sont encore plus nombreux cette année.

C’est plus de 500 adultes, la plupart en amplexus (accouplement), qui ont été comptabilisés dans l’étang du Parc Jean-Pierre Jousseaume en mars dernier.

 Cette nouvelle observation confirme l’importance de l’étang du Parc Jousseaume pour la reproduction des Crapauds communs.

13 avril 2017
de anca-association
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L’enquête publique du SAGE Marne-Confluence : vous avez la parole !

L’Enquête publique du SAGE Marne-Confluence a lieu du mardi 18 avril au vendredi 19 mai 2017.

1. QUID du SAGE Marne-Confluence ?

Le SAGE Marne-Confluence, ou Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Marne-Confluence est le document de planification qui fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection des ressources en eau (rivières, zones humides, canaux, bassins…) sur le territoire Marne-Confluence. Arrêté le 14 septembre 2009, ce territoire couvre l’aval du bassin versant de la Marne, à cheval sur les départements de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Au total, ce sont 52 communes qui sont comprises dans le périmètre du SAGE (cf figure 1).

Figure 1 : territoire du SAGE Marne-Confluence

Le SAGE est né du constat, par les acteurs locaux (collectivités, associations…), des problématiques émergentes liées aux rivières et qui sont l’affaire de tous : la Marne et ses affluents (Chantereine, Merdereau, Morbras) sont pollués ; leur valeur écologique et sociale est par endroits négligée ; les pressions qui s’y exercent sont multiples (urbanisation, usages peu durables…).

L’objectif principal du SAGE est donc d’assurer un développement territorial des communes qui soit compatible avec la préservation des ressources en eau présentes sur le territoire. Pour cela, il est associé à un Plan d’Aménagement et de Gestion Durable (PAGD) et à un règlement.

  • Le premier document (PAGD) fixe 6 objectifs généraux de gestion de la ressource en eau (cf figure 2). Les documents d’urbanisme (SCOT, PLU…) doivent être compatibles avec ces 6 objectifs et les dispositions qui en découlent.

Figure 2 : les 6 objectifs généraux du SAGE Marne-Confluence

  • Le second document (règlement) fixe 6 règles qu’acteurs de l’eau et de l’aménagement se doivent de respecter pour être en cohérence avec les objectifs du SAGE (cliquez ici pour plus de détails sur le règlement). Le règlement est opposable aux particuliers et administrations, et tout manquement au respect de ses règles fait l’objet de sanctions administratives ou pénales.

2. L’enquête publique du SAGE Marne-Confluence : Quand ? Pour qui ? Pour quoi ? Comment ?

Pour qui et quand ?

Depuis 2010, le SAGE M-C a fait l’objet d’un important travail de concertation entre les collectivités, les services de l’Etat, les usagers de l’eau, les acteurs économiques et les habitants. L’avis de ces derniers (et donc le vôtre) est de nouveau sollicité dans le cadre d’une enquête publique, dernière étape avant la mise en œuvre du SAGE Marne-Confluence (cf figure 3).

Figure 3 : calendrier d’élaboration du SAGE Marne-Confluence

Pour quoi ?

A l’issue de l’enquête publique, le SAGE Marne-Confluence sera réajusté au mieux pour prendre en compte votre avis, vos propositions et contre-propositions dans ses projets et sa mise en application. Ce n’est qu’après ce réajustement que le SAGE pourra être promulgué par arrêté préfectoral pour entrer en vigueur à la fin de l’année 2017.

Votre retour est un élément clé de la définition du SAGE, dont l’un des objectifs est de concilier les attentes des usagers de l’eau (dont vous faites partie) avec le développement des 52 communes de Marne-Confluence. Par votre participation à l’enquête publique, c’est entre autre vous qui préservez la ressource en eau de cette pression urbaine constamment à l’œuvre en Île-de-France.

Comment ?

Vous pouvez consulter le dossier d’enquête :

Une fois que vous aurez pris connaissance du dossier, vous pourrez consigner vos observations, propositions et contre-propositions aux projets décrits dans ce dossier :

  • Lors des permanences qui seront assurées dans différentes communes du territoire Marne-Confluence (consulter le calendrier de l’enquête publique).
  • En adressant un courrier à l’attention du Président de la Commission d’enquête (dont le courriel vous sera précisé dans l’avis d’enquête).

A savoir

Le dossier d’enquête publique du SAGE Marne-Confluence est composé des pièces suivantes :

  • Note sur les textes régissant l’enquête publique
  • Rapport de présentation
  • Plan d’aménagement et de gestion durable (PAGD)
  • Règlement
  • Recueil des avis formulés lors de la consultation des assemblées
  • Mémoire en réponse à la consultation des assemblées
  • Rapport environnemental
  • Avis de l’autorité environnementale

Aymie Q.

3 avril 2017
de anca-association
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Suivi des Hirondelles de rivage du Canal de l’Ourcq

L’ANCA poursuit le suivi des Hirondelles de rivage du Canal de l’Ourcq (Bobigny). Nous avons besoin de bénévoles pour cette étude !

1. L’Hirondelle de rivage

L’Hirondelle de rivage (Riparia riparia) est un passereau mesurant entre 12 et 13 centimètres pour  une envergure de 30 centimètres. Les adultes sont reconnaissables à leur dos entièrement brun et leur gorge et leur ventre blancs.

Hirondelle de rivage, juillet 2016 (P. Amiard)

L’espèce est présente dans toute l’Europe. En France elle occupe les deux tiers Nord du territoire. La quasi-totalité de l’espèce hiverne en Afrique dans la zone sud sahélienne.
En France, l’Hirondelle de rivage est protégée au titre de l’Arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
En période de reproduction (entre les mois d’avril et aout), elle niche en colonies dans les talus et berges des rivières où elle creuse son nid (en forant horizontalement).
Sur le Canal de l’Ourcq, la colonie s’est dans les trous de drainage des palplanches de fonte bordant le canal, entre la maison du parc de la Bergère et les terrains de sport (en pointillés orange sur la carte ci-dessous), sur environ 90 mètres.

Localisation de la colonie d’Hirondelles de rivage sur le canal de l’Ourcq.

En général, deux nichées de 4 à 6 œufs sont produites par an. La durée de couvaison est d’environ deux semaines. Les jeunes s’envolent à l’âge de 30 jours. La maturité sexuelle est atteinte l’année suivante.
L’Hirondelle de rivage est fidèle à son site de reproduction.

2. Synthèse des données

Sur le Canal de l’Ourcq, le premier couple nicheur a été observé en 2000. Le CORIF* a ensuite réalisé un suivi de la nidification de la population sur trois années entre 2008 et 2010. Ainsi entre 19 et 14 couples on été observés pendant cette période.

Début juillet 2016, l’ANCA a compté au moins 7 adultes en vol simultanément. Au moins 1 couple a été observé à l’entrée d’un nid.

3. Objectifs de l’étude

Il s’agit dans un premier temps de connaitre l’effectif précis de la population d’Hirondelles de rivage sur le Canal de l’Ourcq et de connaitre le nombre de couples nicheurs.
Les comptages devront être reproduits annuellement. Un suivi de la reproduction sur le long terme de la colonie est ainsi initié.

4. Méthodologie

La méthodologie utilisée pour cette étude a été réalisée par le CORIF.
La zone d’étude a été découpée en quatre tronçons d’environs 50 trous chacun. Les tronçons sont délimités par les émissaires de rejet dans le canal ou, par les échelles permettant d’accéder à l’eau.

Découpage de la zone d’observation (© CORIF)

Après avoir vérifié l’arrivée de la colonie sur le canal de l’Ourcq, le suivi de la population se fera entre le 15 avril et le 15 aout à raison d’au moins 2 sorties mensuelles de 2 heures. Les hirondelles sont actives le matin ou en fin d’après midi.

Le ou les observateur(s), se postent sur la rive opposée. Il(s) relève(nt) le numéro des trous visités par les hirondelles ainsi que le nombre de visites. Quand les jeunes sont visibles du nid, ils seront comptés. Toute autre information utile à l’étude de la population sera relevée.

L’estimation de l’effectif se fera par rapport au nombre de trous visités (1 trou = 1 nid = 1 couple).


*Suivi de la nidification de la colonie d’Hirondelles de rivage (Riparia riparia) du Canal de l’Ourcq Années 2008 à 2010, Jean-Pierre LAIR.

30 mars 2017
de anca-association
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Avis sur le Plan Local d’Urbanisme arrêté de Gagny

Le Plan  Local d’Urbanisme de Gagny a été arrêté au Conseil Territorial Grand Paris Grand Est le 16 décembre 2016. Le projet de PLU arrêté nous a été transmis par courrier recommandé en version papier et numérique le 29 décembre 2016.

Il s’agit du 2e arrêt du PLU de Gagny, ce qui est inhabituel… La version de 2015 avait reçu de nombreux avis défavorables. Le document étudié ici (2016) est donc une version « complétée » de celui de 2015.

Entre les deux arrêts de ce PLU, il n’y a eu aucun échange entre les services de Gagny et notre association. La nouvelle version n’a fait l’objet d’aucune discussion. Ce n’est pas de la concertation.

L’ANCA rappelle que le PLU doit être un document de planification permettant d’épargner des zones de nature en ville.
Or ce document propose une incohérence urbaine, avec une densification anarchique. Le zonage en confetti valide une urbanisation erratique qui ne permet pas la restauration des trames vertes identifiées au SRCE.
Ce PLU valide  simplement des opportunités foncières.
La version du projet de PLU 2016 n’est pas différente de celle de 2015 sur le fond. Elle est aussi mauvaise.
Elle se base sur un État Initial incomplet et par conséquent une évaluation Environnementale erronée. Les sites pressentis pour l’urbanisation ne peuvent donc pas être hiérarchisés sur leur valeur écologique.
On retrouve dans cette version  un étalement urbain anarchique aux dépens des zones naturelles d’anciennes carrières.
L’urbanisation et la densification des zones d’anciennes carrières, supports de biodiversité et de la trame verte, est inacceptable.
Toute densification de type pavillonnaire en petite couronne n’est pas acceptable, au regard des besoins en espaces de respiration des franciliens. La ville doit se construire sur la ville.
L’étude « Loi sur l’Eau » reste à faire. La présence avérée de zones humides et de mares à protéger n’apparait ni dans le document graphique ni dans le règlement.
Ce nouvel opus du PLU de Gagny, tant sur le fond que sur la forme, est une farce, qui a fait perdre du temps aux associations. Les Gabiniens ont droit à un environnement préservé.

L’ANCA s’opposera à la mise en œuvre de ce PLU en l’état.

L’ANCA émet un avis défavorable sur ce PLU destructeur de l’environnement.