Espèce du mois : Le Harle bièvre

Femelle d’Harle bièvre © M. Humbert

Lors d’une de nos prospections le 19 mars de cette année, notre stagiaire Merlin, à peine arrivé pour son deuxième stage à l’ANCA a repéré un oiseau étrange sur le Canal de Chelles au niveau de la passerelle permettant d’accéder au parc départemental de la Haute-Ile.

Avec une allure de canard et un bec dont la forme peut rappeler celui d’un cormoran mais avec des excroissances en forme de dents, il s’agit du Harle bièvre (Mergus merganser) !

En plus de son bec, le Harle bièvre à d’autres points communs avec les cormorans, dans son régime alimentaire.
En-effet, son régime est essentiellement piscivore, il pèche en général des poissons d’une dizaine de centimètres mais peut également s’attaquer à des poissons faisant jusqu’à 30 ou 40 cm ! Ses « dents » lui servent alors à avoir une meilleure prise sur la peau glissante des poissons.

Femelle d’Harle bièvre © L. Claivaz

Le Harle bièvre fait son nid en hauteur dans des cavités d’arbres, de roche ou de bâtiments, il lui arrive également de nicher au sol. Une fois éclos, les petits se jettent dans le vide pour pouvoir rejoindre l’eau le plus rapidement possible.

Le Harle bièvre est une espèce dont le territoire est en extension, elle niche en France depuis 1905, et elle s’y étend progressivement en partant du lac Léman. Aujourd’hui, entre 220 et 250 couples nicheraient en France dont 150 sur la partie française du lac Léman.

Le Harle bièvre a un autre point avec les Cormorans, celui d’être accusé par certains d’être une espèce envahissante menaçant les populations de poissons. Elle est même parfois qualifiée d’espèce allochtone dû à son expansion récente. Cette expansion est pourtant une dynamique parfaitement naturelle et est probablement due à sa mise sous protection, ayant réduit les destructions dues à l’homme et permettant une amélioration de l’état des populations. Quant à son impact sur la faune piscicole, rien ne semble le démontrer.

En Seine-Saint-Denis le Harle bièvre est un oiseau rare, observé de manière très ponctuelle et principalement dans ce secteur, la dernière donnée remonte à 2012.

Espèces du mois : Papillons des souterrains.

Découpure couverte de gouttelettes de condensation © L. Claivaz

En janvier, l’ANCA réalise l’inventaire des gîtes à chiroptères, ces inventaires permettent de trouver des chiroptères mais également de nombreuses autres espèces profitant des milieux souterrains de différentes manières.
Comme les chiroptères, quelques espèces de papillons utilisent ces milieux bien particuliers pour passer l’hiver, ces de ceux-ci que nous parlerons aujourd’hui.

En Seine-Saint-Denis, les trois espèces les plus couramment observées appartiennent à la famille des Erebidae, une famille de papillons nocturnes de formes et de couleurs très variés.

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Découverte de la Sésie de la Bugrane au Fort de Noisy

A. Lantz (bénévole spécialiste des lépidoptères à l’ANCA) et P. Amiard (chargée de mission) relatent leurs observations de la Sésie de la Bugrane (Bembecia albanensis) durant trois années consécutives sur le Fort de Noisy dans un article publié dans la revue française de Lépidoptérologie : Alexanor.

Depuis 2014, l’ANCA mène un suivi par la Capture – Marquage photographique – Recapture de la population de Crapauds calamites (Epidalea calamita) de l’Arrêté de Protection de Biotope du fort de Noisy. Notre présence régulière sur site nous permet de réaliser une veille écologique sur ces milieux rares et riches en biodiversité. Plusieurs ANCA Nouvelles sur le sujet sont disponibles sur demande.

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